Une douleur à l'épaule qui revient à chaque mouvement, un genou qui lâche en descente d'escalier, un coude qui brûle dès que vous saisissez quelque chose, un talon d'Achille douloureux dès le premier pas du matin — les tendinites et douleurs articulaires sont parmi les plaintes les plus fréquentes, aussi bien chez le sportif que chez l'actif sédentaire.
Ce qu'elles ont en commun : elles signalent une surcharge mécanique sur un tendon ou une articulation. Elles ont souvent une origine lointaine, biomécanique, que le repos et les anti-inflammatoires seuls ne corrigent pas définitivement.
Une tendinite est une inflammation du tendon — la structure fibreuse qui relie le muscle à l'os. Elle survient lorsque le tendon est soumis à des contraintes répétées qui dépassent sa capacité de récupération. Elle peut toucher pratiquement toutes les articulations du corps.
Les localisations les plus fréquentes que nous traitons au cabinet sont la tendinite de l'épaule (sus-épineux, coiffe des rotateurs), la tendinite du coude (épicondylite ou "tennis-elbow", épitrochléite ou "golf-elbow"), la tendinite du genou (tendon rotulien, syndrome de la bandelette ilio-tibiale chez le coureur), la tendinite du talon d'Achille, et la tendinite de la hanche (syndrome du psoas, tendinite des adducteurs).
Une douleur articulaire désigne quant à elle une souffrance de l'articulation elle-même — capsule, cartilage, ligaments, membranes synoviales — sans nécessairement impliquer les tendons. Elle peut résulter d'une contrainte mécanique, d'une inflammation ou d'une usure progressive.
C'est la question centrale que la recherche scientifique éclaire sans ambiguïté. Une revue systématique publiée dans The Lancet (Coombes et al., 2010), portant sur de nombreux essais randomisés contrôlés de haute qualité, démontre que les injections de corticostéroïdes réduisent la douleur à court terme mais que cet effet s'inverse à moyen et long terme — les patients non traités obtenant de meilleurs résultats à 26 semaines. Une analyse du Journal of Orthopaedic & Sports Physical Therapy (2023) confirme que les corticostéroïdes produisent de moins bons résultats à long terme comparé aux autres traitements. Le repos seul présente les mêmes limites : il soulage sans corriger. La raison est simple — ni les anti-inflammatoires ni le repos n'agissent sur la cause mécanique qui a provoqué la surcharge. Tant que cette cause n'est pas identifiée et corrigée, la récidive est probable.
Dans la grande majorité des cas, une tendinite n'est pas le problème — c'est le symptôme d'un déséquilibre biomécanique plus global. Un sportif qui développe une tendinite rotulienne peut par exemple présenter un défaut d'alignement du bassin ou une restriction de mobilité de la cheville qui reporte les contraintes sur le genou.
Traiter le tendon sans corriger le déséquilibre en amont, c'est éteindre l'alarme sans résoudre l'incendie.
La chiropraxie adopte une approche globale du système neuromusculosquelettique — ce qui en fait une réponse particulièrement adaptée aux tendinites d'origine biomécanique. Lors de l'évaluation, nous ne nous limitons pas à la zone douloureuse : nous analysons l'ensemble de la chaîne biomécanique pour identifier où se situe le déséquilibre primaire.
Les ajustements vertébraux et articulaires permettent de restaurer la mobilité des articulations, de rééquilibrer les tensions musculaires asymétriques, de réduire la charge exercée sur le tendon concerné, et de corriger les compensations posturales qui entretiennent la surcharge.
Chaque sport génère des contraintes mécaniques spécifiques qui exposent certaines structures articulaires plus que d'autres. Au cabinet, nous traitons régulièrement :
Le coureur à pied et le traileur : syndrome de la bandelette ilio-tibiale (douleur externe du genou), tendinite du talon d'Achille, périostite tibiale, fasciite plantaire.
Le cycliste : syndrome du genou du cycliste, tendinite du psoas, douleurs de l'aine liées à la position en flexion prolongée.
Le joueur de tennis ou de padel : épicondylite (tennis-elbow), tendinite de l'épaule liée aux mouvements répétés de service et de smash.
Le golfeur : épitrochléite (golf-elbow), douleurs lombaires et cervicales liées à la rotation asymétrique du swing.
Le rugbyman : tendinites d'épaule, entorses et douleurs articulaires des genoux, séquelles de contacts répétés.
Dans chaque cas, notre analyse ne se limite pas au tendon douloureux — elle intègre la gestuelle, l'équipement, la charge d'entraînement et les antécédents pour identifier la ou les causes réelles.
Les tendinites ne sont pas l'apanage des sportifs. Les actifs sédentaires exposés à des postures statiques prolongées — télétravail, conduite fréquente, travail sur écran — développent des tendinites liées à la surcharge de certaines chaînes musculaires maintenues en tension constante sans récupération suffisante.
L'épicondylite du cadre qui utilise une souris des heures sans appui, la tendinite de l'épaule du conducteur qui tient le volant des heures, la tendinite du psoas de celui qui reste assis dix heures par jour — ce sont des pathologies de bureau aussi réelles que les blessures sportives, et elles répondent aux mêmes principes de traitement.
Combien de temps dure une tendinite traitée en chiropraxie ?
Cela dépend de l'ancienneté et de la cause de la tendinite. Pour une tendinite récente dont l'origine biomécanique est identifiée et corrigée, une amélioration significative est généralement obtenue en 3 à 6 séances. Pour une tendinite chronique installée depuis plusieurs mois, un suivi plus structuré est nécessaire — le temps que les tissus récupèrent et que les compensations posturales se corrigent
Faut-il arrêter le sport pendant le traitement ?
Pas nécessairement. L'arrêt total n'est recommandé que dans les phases aiguës très douloureuses. Dans la plupart des cas, nous travaillons avec vous pour adapter votre activité pendant la phase de traitement — réduire certains gestes, modifier l'intensité, corriger les appuis — plutôt que d'imposer un arrêt total qui retarde la récupération musculaire et tendineuse.
La chiropraxie peut-elle remplacer la kinésithérapie pour une tendinite ?
Les deux approches sont complémentaires plutôt que concurrentes. La chiropraxie agit en priorité sur les causes biomécaniques et articulaires — déséquilibres vertébraux, restrictions de mobilité, compensations posturales. La kinésithérapie intervient davantage sur le renforcement musculaire et la rééducation fonctionnelle. Dans les cas complexes, les deux peuvent être associées avec un excellent résultat. Nous n'hésitons pas à orienter vers un confrère kinésithérapeute lorsque la situation le justifie.
Ne gérez pas la douleur. Identifiez la source.
Prenez rendez-vous directement sur Doctolib ou appelez le cabinet au 06 58 80 37 60. Nous vous recevons du lundi au vendredi de 9h à 20h, au 2 allée des Conviviales, Mérignac — accessible tram ligne A, arrêt Peychotte.